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Articles en accès libre
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La descente aux enfers
1er novembre 1992Un homme a fait le choix, pour des raisons que l’on ignore, de rejoindre dans le métro la cohorte des clochards. Là, il vit comme les autres, c’est-à-dire qu’il ne vit pas, il boit, il vomit, il tend le bras. Il essaie surtout d’échapper à un passé qui le poursuit et dont l’obsession, seule, explique qu’il veuille rester dans cet enfer urbain. Dans cet univers où l’humanité est un souvenir, il se surprend à rêver d’amour avec sa Carmen, une trisomique grasse dont usent et abusent bon (...) -
L’amour jusqu’aux profondeurs de l’abîme
1er novembre 1992Ses romans manquent d’unité de style et sont plus intéressants comme illustration de ses vues philosophiques que comme oeuvres littéraires ". Ce jugement de Czeslaw Milosz, s’adresse au fondateur de la littérature moderne en Pologne, Stanislas Przybyszewski. Les éditions José Corti proposent un roman de jeunesse de cet écrivain mort au début du siècle. De Profundis nous conte le dénouement d’un amour extraordinaire qui unit un frère et une soeur, corps et âme. Les inutiles (...) -
De Queiros, iconoclaste
1er novembre 1992Orphelin, le jeune Raposo est recueilli par sa tante Dona Patrocinio dont la richesse n’a d’égale que la bigoterie. Tyrannique vieille femme, entourée d’hommes d’église, Dona Patrocinio est confite en dévotions. L’hypocrite neveu comprend bien vite que son intérêt se trouve dans cette dévotion exacerbée qui, seule, pourra lui permettre, une fois « la vieille crevée », de profiter du magnifique héritage qui l’attend. Sa foi, le jeune homme l’affiche bien haut, lorsqu’il revient de ses (...) -
Un hareng dans le tonneau
1er novembre 1992Pour s’introduire dans l’univers d’Arvo Valton, il vaut mieux passer par la cheminée que par la porte d’entrée. L’écrivain estonien nous sert ici de l’absurde au buffet froid.
Au regard de l’histoire, la littérature a toujours su s’adapter. Sous le joug des régimes totalitaires, les écrivains, se doivent de contourner les codes édictés par les autorités des Lettres. Né en 1935 en Estonie, Arvo Valton a longtemps recouru au modèle du document sociologique pour aborder les traits (...) -
La mécanique Gadda
1er novembre 1992En 1928, taraudé par sa vocation d’écrivain, Gadda entreprend la rédaction de la Meccanica. Mais il doit bientôt reprendre son activité d’ingenieur et laisse la Meccanica inachevée qui deviendra, avec et avant tant d’autres livres, une de ses innombrables belles au bois dormant. A l’aube de la première guerre mondiale, dans l’Italie divisée entre interventionnisme et neutralisme, tandis que son mari se meurt de la tuberculose aux avant-postes de la guerre, une fille du peuple " La (...) -
Le roman de l’âge mûr
1er novembre 1992Comment trouver un sens à sa vie sur le terreau des années passées ? Antal Szerb nous emmène dans un tragique voyage. Les enfants sont toujours terribles, même le long du Danube.
Que fait-on quand plus rien n’a d’importance ? », demande Mihàly l’anti-héros du Voyageur et le Clair de Lune, le roman du Hongrois Antal Szerb. Le suicide ? La révolte ? La résignation ? Antal Szerb nous apprend que les grands enfants ne sont pas très courageux. Ou trop courageux de se confronter au jugement de (...) -
Portraits de l’artiste en jeune fille
1er novembre 1992On sort d’un livre de Lalla Romano, comme d’un cinéma après la projection d’un film émouvant. On souhaiterait l’éternité pour la mélancolie qui nous submerge. La voix de cette romancière nous immerge au coeur de nos sentiments et il faut qu’elle se taise, la lecture achevée, pour se rendre compte de sa prégnance. Cette « capacité à parler à voix basse » qu’évoquait Eugenio Montale dans la préface à Ces petits Mots entre nous (Denoël), Lalla Romano la met au service d’une (...) -
Les méfaits du temps
1er novembre 1992L’honnête Fille et La bonne Epouse forment une suite théâtrale. Mais à l’optimisme de la première pièce succède une vision plus sombre de la nature humaine. Dans L’honnête Fille, Bettina est l’objet de convoitise de beaucoup d’indésirables. Mais c’est Pasqualino qu’elle aime. Pour se sortir de toutes les épreuves, Bettina s’impose une ligne de conduite très ferme tirée de son éducation : « Plutôt mourir que de perdre l’honneur ». Avec Bettina, Goldoni de retour à Venise après cinq (...) -
Le cri salutaire
1er novembre 1992Je ne veux pas que vous me donniez autre chose que votre inimitié !… piégez-moi. Trahissez-moi. Roulez-moi. Promettez-le-moi. S’il vous plaît. Inimitié ! Inimitié ! Inimitié et haine ! Je m’épanouirai sur ce que vous pouvez faire de pire ! Plus vous me jetterez de pierres, plus j’en aurai pour vous enterrer !… ". Olfield, la soixantaine, possède une usine d’armement dont doit hériter son fils adoptif, Léonard. Mais cette succession provoque convoitises, haines, trahisons et violences chez (...) -
L’année Goldoni
1er novembre 19921993 sera marquée du sceau de Carlo Goldoni : on commémorera alors le bicentenaire de la mort du dramaturge italien survenue à Paris. Une initiative de l’association Goldoni Européen.
On va pouvoir enfin mieux connaître Goldoni dont trente pièces seulement sur près de cent cinquante, étaient jusqu’à présent disponibles dans notre langue. Cette lacune va être comblée. Un peu plus de quarante nouveaux textes vont être traduits en français. Quatre maisons d’édition sont concernées : (...)